THE PROSE POEM AS A PROCESSION OF PRE-CINEMATIC IMAGES: RENDERING THE DISSOLVING SEQUENCE IN LITERATURE FROM "GASPARD DE LA NUIT" (1842) TO "ILLUMINATIONS" (1895)

LE POÈME EN PROSE, UN DÉFILÉ D’IMAGES PRÉ-CINÉMATOGRAPHIQUE ? ÉCRIRE LE FONDU ENCHAÎNÉ, DE « GASPARD DE LA NUIT » (1842) AUX « ILLUMINATIONS » (1895)

Authors

DOI:

https://doi.org/10.26485/PP/2026/81/2

Keywords:

Phantasmagoria; hallucination; dream; Arthur Rimbaud; Aloysius Bertrand; fade-in; dissolving views; intermediality; pre-cinema; temporality

Abstract

At the beginning of the nineteenth century, new optical devices shook the conventional image of the world. The prose poem sought to reflect this optical revolution, breaking away from metre and rhyme, while also emphasizing the visual power of the text. Étienne-Gaspard Robertson’s phantasmagoria, a terrifying magic lantern show presented in Paris in the 1790s, which alluded to dreams and the early experience of rail travel, served as a point of reference in the nineteenth-century optical culture. This article explains how the fusion of ideas and images, inspired by the fading phantasmagoria, shaped the poetic technique used in Aloysius Bertrand’s Un Rêve [A Dream] (1842) and Arthur Rimbaud’s Métropolitain [Metropolitan] (1886), as part of a quest of the early prose poems to disrupt the conventional characteristics of the genre.

 

LE POÈME EN PROSE, UN DÉFILÉ D’IMAGES PRÉ-CINÉMATOGRAPHIQUE ? ÉCRIRE LE FONDU ENCHAÎNÉ, DE GASPARD DE LA NUIT (1842) AUX ILLUMINATIONS (1895)

Résumé

À l’aube du XIXe siècle, de nouveaux dispositifs optiques bouleversent l’image ordinaire du monde ; le poème en prose chercherait à traduire cette révolution optique, en se déta­chant des mètres et des rimes pour se consacrer à la puissance visuelle du texte. Associée au rêve ou à l’expérience du train, la fantasmagorie d’Étienne-Gaspard Robertson, spectacle horrifique de lanterne magique créé à Paris dans les années 1790, fait figure de référent dans la culture optique du XIXe siècle. Cet article montre comment la fusion d’idées-images, s’inspirant du fondu enchaîné de la fantasmagorie, structure le mode de poéticité d’Un Rêve d’Aloysius Bertrand (1842) et de Métropolitain d’Arthur Rimbaud (1886), dans une quête de dérèglement caractéristique des premiers poèmes en prose.

MOTS-CLÉ Fantasmagorie ; hallucination ; rêve ; Arthur Rimbaud ; Aloysius Bertrand ; fondu ; vues fondantes ; intermédialité ; pré-cinéma ; temporalité

Cet article a été traduit du français vers le polonais par Dorota Walczak-Delanois et Yoana Ganowski.
The article was translated from French into Polish by Dorota Walczak-Delanois and Yoana Ganowski.

Author Biography

Colline Charli, Université Bordeaux Montaigne / Eberhard Karls Universität Tübingen

Diplômée de l’école d’affaires publiques de Sciences Po Paris en affaires européennes, de la Freie Universität de Berlin en sciences politiques, de Paris IV Sorbonne en lettres modernes et de l’Université Eberhard Karls de Tübingen en littérature internationale, Colline Charli est collaboratrice scientifique et doctorante en littérature française à l’Université Eberhard Karls de Tübingen au sein du Centre de recherche collaborative SFB 1391 « Andere Ästhetik », financé par la Fondation allemande pour la recherche (Deutsche Forschungsgemeinschaft). Chargée de cours et doctorante en cotutelle à l’Université Bordeaux Montaigne, où elle est affiliée à l’unité de recherche 24142 Plurielles, ses travaux portent sur la fantasmagorie et l’esthétique romantique dans la première moitié du XIXe siècle. Elle est l’autrice de deux articles sur Théophile Gautier.

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Published

2026-02-20

Issue

Section

I. LINEAGES OF THE POETIC NARRATIVE: THE PROSE POEM AND THE NINETEENTH CENTURY / LIGNÉE DU RÉCIT POÉTIQUE : LE POÈME EN PROSE ET LE XIXe SIÈCLE